Blog de la section syndicale de l'entrepôt Boulanger à hénin-beaumont
noklaÏ sarkhozy s'est efforcé vendredi d'apaiser le malaise du secteur hospitalier après une série de décès tragiques qui a relancé la polémique sur les moyens du secteur de santé, mais a exclu de débloquer de nouveaux fonds.
Profitant de l'inauguration du nouvel hôpital civil de Strasbourg, le chef de l'Etat a tenu à saluer «l'engagement exemplaire» des personnels de santé et à les assurer de la «solidarité de la nation», avant de leur expliquer que l'hôpital public ne souffrait pas d'un problème de moyens mais plutôt d'un déficit d'organisation.
«Les drames récents sont exceptionnels et ne sauraient remettre en cause la confiance que la nation porte à l'hôpital et à ses personnels», a déclaré Nicolas Sarkozy en évoquant les décès survenus pendant les fêtes de fin d'année dans plusieurs hôpitaux. «Notre système hospitalier est l'un des meilleurs au monde».
«L'hôpital est une institution trop importante pour les Français pour qu'il soit le lieu de polémiques parfaitement déplacées», a-t-il lancé à ceux qui, syndicats ou opposition, ont accusé le manque de moyens d'être à l'origine de ces drames.
Des chiffres contestés par des syndicats du secteur, qui ont demandé une modification du mode de financement du système de santé et des hôpitaux. La CGT-santé, premier syndicat des hôpitaux, relevant que les «exonérations de cotisations sociales» représentaient précisément en 2006... 23,6 milliards.
"Est-ce que l'argent est parfaitement utilisé ?"
«Je peux pas simplement dire plus d'argent, plus de personnels, plus de moyens», a plaidé le chef de l'Etat. «L'argent, il a été mis par la collectivité, mais est-ce qu'il est parfaitement utilisé, est-ce qu'on peut pas faire mieux ?»
«Le défi de l'hôpital d'aujourd'hui, c'est que cet argent qui est nécessaire soit plus efficace parce que l'hôpital doit être mieux organisé», a-t-il poursuivi, en rendant responsable l'application «désastreuse» des 35 heures.
Il a défendu le projet de loi «Hôpital, patients, santé, territoires» de sa ministre de la Santé Roselyne Bachelot, qui viendra au Parlement le mois prochain. De nombreux syndicats hospitaliers y sont hostiles et ont appelé à participer à la journée nationale de «mobilisation» du 29 janvier.
«Aujourd'hui M. Sarkozy dit aux personnels hospitaliers je vous aime, on vous aime, mais ce n'est pas de compassion dont ont besoin les personnels hospitaliers, ils ont besoin des moyens pour pouvoir mieux soigner les malades», a réagi la première secrétaire du PS Martine Aubry.
L'ex-UMP Nicolas Dupont-Aignan a pour sa part estimé que les professions concernées ressentiront «très légitimement un profond sentiment d'injustice».