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Blog de la section syndicale de l'entrepôt Boulanger à hénin-beaumont

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sunday... bloody sunday


" Le tribunal administratif vient d’invalider la dérogation que nous avait accordée le préfet pour ouvrir le dimanche. Nous sommes au regret de vous annoncer que le magasin sera fermé dimanche. » Voilà ce qu’ont pu lire, hier, les clients du Grand Cercle, la librairie du centre commercial Art de Vivre, sur une pancarte posée devant le magasin… pourtant ouvert ! Une trentaine de salariés ont décidé de tenir tête à la justice et d’ouvrir quand même, « pour expliquer la situation aux clients ".
Juste au-dessus de l’enseigne, une longue banderole explique aux visiteurs que « Force ouvrière fait fermer le magasin le dimanche.

Nos emplois, nos revenus seront sacrifiés. Nous, salariés, avons pris la décision d’ouvrir notre magasin. »
A l’entrée, les employés affirment avoir « pris cette initiative sans en informer la direction » et se relaient pour accueillir le public. En caisses ou en rayons, tous ont enfilé un tee-shirt aux couleurs de l’enseigne, sur lequel on peut lire, inscrit au feutre, « bénévole pour sauver notre entreprise, nos emplois, nos revenus ». Et les réactions des passants ne se font pas attendre. « Vous avez prévu une pétition pour qu’on puisse vous soutenir ? »
demande une mère de famille. « Interdire de travailler, mais c’est nul ! s’indigne une autre. Ils veulent quoi ? Que vous ayez du travail ou pas ? » Un quinquagénaire passant dans la galerie au pas de course leur lance un « merci d’être là, et bon courage ! » Dans les allées, entre les livres, les conversations tournent souvent autour du même thème. « Que ceux qui veulent bosser puissent le faire ! » plaide un lecteur.

Mais ont-ils vraiment le choix ? « Je suis dans l’entreprise depuis quatorze ans, affirme Karim. Je travaille un dimanche sur deux, ce qui me permet de percevoir 75 % de salaire en plus ce jour-là. Et la semaine suivante, j’ai un week-end de trois jours.

Mais si je veux arrêter, il me suffit de le dire à la direction et on fait autrement. » Pour lui, il ne fait aucun doute que ses collègues qui n’acceptent pas de venir le dimanche ne sont pas pénalisés. « Des étudiants sont recrutés pour assurer ces jours-là », ajoute-t-il. Etudiante elle-même, Clara « ne voit pas comment ils pourraient gagner de l’argent les autres jours ».

Les employés du Grand Cercle, qui ne devraient pas reconduire l’opération le week-end prochain, réclament une loi pour obtenir le droit de travailler le dimanche. « Une loi qui nous protégerait en garantissant un vrai volontariat de la part de l’employé », écrivent-ils sur leur blog.

Nous sommes en 2009 et le patronnat ainsi que les divers gouvernements succéssifs ont réussit l'éxploit de faire avaler aux gens que travailler le dimanche est une source de revenus supplémentaires, certes mais est ce que la question de toucher plus sans travailler le dimanche peut être accepter comme une normalité ?

Un geste simple à faire...      NE PAS FAIRE SES COURSES LE DIMANCHE !



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